Ma côte de veau de lait Hugo Desnoyer
20 mai
Je fonds, tu fonds, elle fond…
La première fois que j’ai goûté une côte de veau, c’était celle d’Hugo Desnoyer, dans une de ces belles brasseries du boulevard du Montparnasse… quelle révélation ce fût pour moi ! Une côte de veau épaisse de plusieurs centimètres que l’on a pu partager à deux, une viande bien blanche, tendre, grillée et fondante à coeur… la barre a été placée haute côté qualité et goût. A l’époque, encore peu engagée dans la voie de l’ultra gourmandise comme je le suis aujourd’hui, du veau je ne connaissais que le rôti de mon enfance ( celui de ma mère, unique !) et la traditionnelle escalope des restaurants italiens, très bonne mais loin des »plaisirs carnivoriens ».
Comment ai-je fait pour vivre toutes ces années en ignorant qu’un tel morceau, incroyable en goût, existait ? Une nouvelle quête s’est donc offerte à moi … celle de la parfaite côte de veau ! Depuis j’ai donc croisé sur mon chemin, des côtes de veau plus ou moins épaisses, plus ou moins cuites et plus ou moins rosées… Au fil de mes recherches, j’ai trouvé des réponses à mes questions : Il existe plusieurs types de veau, selon l’élevage, labelisés ou non. Ainsi on parle de veau de lait elevés sous la mère (le must ! 100% de sa nourriture est le lait de sa mère qu’il tète directement et 2 fois par jour, et il est abattu avant le sevrage), de veau nourrit au lait (au biberon au lait entier mais souvent agrémenté de poudre de lait) et simplement de veau (qui englobe des élevage nourri au lait de la mère mais complémentés de céréales ou simplement d’herbes et abattu plus tardivement). Ainsi, une viande de veau qui aura eu un complément d’alimentation sera plus rosée. C’est ce que m’ont répondu les équipes d’Hugo Desnoyer qui, eux, ne vendent que du veau de lait élevé 100% sous la mère.
Me voilà dorénavant bien informée, sachant reconnaître un veau d’un autre : Personnellement, le veau de lait est un must ! Je tairai le nom, au passage, de ce boucher-pourtant fermier- chez qui j’ai acheté ma viande durant de longues années lors de mes passages dans le Perche où il pratique, et qui m’a répondu une ignominie totale lorsque je lui ai posé la question sur la couleur de la viande (lui, ne vendant que veau rosé). Sa réponse a été de me dire qu’il n’existait pas de viande de veau blanche, que ce n’était que le résultat de bouchers malhonnêtes qui « blanchissaient » artificiellement leur viande à l’eau de Javel ! OMG !!! mais c’est quoi cette réponse d’un soit disant boucher-fermier ???!! S’il existe effectivement des bouchers malhonnêtes, pourquoi ne m’a-t-il pas évoquer la viande de qualité qu’est celle du veau de lait ?? Se sentait-il en faute de vendre du veau rosé (une viande qui reste bien entendu de qualité et délicieuse bien qu’un peu plus ferme) ?
Bref… Me voici donc de retour de la boucherie d’Hugo Desnoyer, avec une belle côte de veau d’environ 1 kg que nous avons savouré à 4 ! Je l’ai cuisinée simplement : grillée et assaisonnée, sans aromates. Est-il nécessaire de vous rappeler que c’était un délice ?
INGRÉDIENTS
- 1 belle côte de veau
- 1 peu d’huile d’olive
- sel, poivre
Préchauffez le four à 180°
Faites chauffer une poêle pouvant aller au four (ou un plat peu profond) avec l’huile d’olive. Salez et poivrez le fond du plat
Saisissez la viande plusieurs minutes sur chaque faces pour qu’elle se colore bien. Pensez à saler et poivrer lorsque que vous retournez la viande. Ajoutez un verre d’eau, couvrez et enfournez.
Laissez cuire au four une bonne demi heure (à adapter en fonction du four et du poids de la viande). Surveillez bien afin qu’elle ne cuise pas trop, le coeur doit être fondant.
Pour accompagner, vous aimerez peut-être un Crumble aux légumes du soleil ou un risotto crémeux au Parmesan




























